>> TriCaster >> VT >> SpeedEDIT
   
   

Salif Eric N’Diaye

14/10/2010

De la Côte d’Ivoire à Paris, en passant par le Sénégal, Salif Eric N’Diaye a su conquérir sa place dans le monde de l’infographie. Ce passionné de LightWave a travaillé au sein de structures pour le compte de Peugeot, Etihad, SNCF, L’Oréal, Europcar, Lucky Strike, Mobalpa. Il nous raconte ses débuts, son parcours et ses aspirations. Retour sur le parcours d’un passionné de 3D.

Bonjour Salif ! Vous êtes infographiste freelance : quand et comment vous êtes vous lancé dans la 3D?

Adolescent, j’étais attiré par les jeux vidéo. Je me souviens encore de la première fois où j’ai joué à Tomb Raider. C’était tout simplement incroyable ! Je découvrais les joies qu’offrait un jeu en 3 dimensions. J’étais très curieux de savoir comment cet univers avait été créé. Je me suis adressé à des amis informaticiens qui, à l’époque, m’ont dit : "Salif, tu n’y penses pas! Pour faire ce métier, il faut faire les Beaux Arts ou être un bon dessinateur". Des propos peu encourageant pour un jeune qui n’est ni l’un ni l’autre (rires) ! Quelques années plus tard, j’ai fait une formation en PAO (Publication Assistée par Ordinateur) puis j’ai intégré, comme stagiaire, une agence de communication à Dakar. J’y ai rencontré un ancien designer 3D industriel. Lorsque je lui ai commenté que je venais d’installer 3D Studio Max® sur mon ordi, sa réaction a été plutôt dubitative: "La 3D ce n’est pas à la porté de n’importe qui, tu prends des risques". Même si ce commentaire n’avait rien de réconfortant je pense qu’aujourd’hui je peux remercier ce monsieur car ce "défi" lancé m’a fortement stimulé. J’ai commencé à me former à la 3D seul, chez moi. Huit mois plus tard j’avais réalisé et proposé une animation d’un téléphone pour une société de communication au Sénégal. Tout cela a déclenché chez moi une envie d’aller plus loin. Comme il n’y avait pas d’école de 3D au Sénégal, je suis venu me former en France.

Vous avez donc fait feu des préjugés concernant le métier pour mieux vous initier à votre passion ! Quand avez-vous découvert LightWave 3D pour la première fois?

Lors de mon stage à Dakar, j’ai entendu parler d’un congolais qui lui aussi, faisait de la 3D. J’ai donc cherché à le rencontrer et à ma grande surprise, il utilisait un logiciel 3D que je n’avais jamais vu. Il s’agissait de LightWave. Mes toutes premières impressions n’étaient pas les meilleures. Si 3ds Max était à mes yeux un soft agréable du fait qu’on y trouvait des boutons colorés avec des images permettant d’identifier chaque option, LightWave semblait complexe de part son interface et ses couleurs pastelles. La séparation Modeler/Layout me troublait. A l’époque, je me souviens avoir dit "De tous les soft 3D que j’ai vu, celui-ci est celui qui m’attire le moins". L’ironie du sort fera que le centre de formation que j’intègrerai plus tard me formera sur LightWave, cela fait maintenant 5 ans que j’utilise ce logiciel et j’en suis un véritable passionné ! C’est mon outil de prédilection.

Quelle formation avez-vous suivi? Comment avez-vous acquis votre expertise et quelles sont vos méthodes de perfectionnement ?

J’ai suivi une formation dans un centre certifié NewTek sur une durée de 2 ans. Une fois la formation terminée, mon objectif principal était d’améliorer ma technique. Mon perfectionnement s’est donc fait via un visionnage massif de vidéos tutoriels. Je suis un grand fan de William Vaughan, artiste LightWave et testeur chez NewTek. Ces vidéos m’ont permis d’affiner la qualité de mes images mais aussi de découvrir et de maitriser certains outils que je ne connaissais pas.

Vous disiez qu’au départ vous n’étiez pas convaincu par LightWave. Qu’est ce qui vous a fait revenir sur votre choix ?

A mes débuts je travaillais sous 3ds Max car le nombre de tutoriaux disponibles était assez conséquent. J’enchainais tutoriaux sur tutoriaux mais au final, je n’avais pas réellement de logique pure. Autrement dit, je jouais d’un instrument sans savoir lire la partition. Lors de ma formation, j’ai justement réappris à lire les notes. Et si LightWave est un logiciel qui m’a particulièrement séduit c’est justement parce qu’il est vraiment très logique dans sa prise en main. Vous suivez une série de règles et d’étapes logiques qui au final vous permettent d’obtenir des scènes et des résultats très propres.
   
Salif Eric N’Diaye  
Cette interview et son contenu sont Copyright © 2010 NewTek Europe